À quand la fin du gaspillage de l’eau potable ?

FLOVEA
En France en 2016, 25 % de l’eau potable produite est encore gaspillée.
Flovea, acteur innovant et engagé de la distribution de l’eau, fait le point.
En France, 1 300 milliards de litres d’eau potable sont perdus chaque année* entre la quantité produite dans les unités de production et celle qui arrive au robinet des usagers. Soit une moyenne de 3 400 litres perdus par jour et par kilomètre de canalisation ! Au bout du réseau, le consommateur perd, par exemple en Ile-de-France, 95 litres d’eau par an. Et pourtant, Paris est le meilleur élève d’un classement très hétérogène, avec un taux de perte inférieur à 10 %. Quand, à l’autre extrême de ce triste palmarès, la ville de Nîmes (Gard) affiche le record de 41 %.
UN PROBLEME D’INFRASTRUCTURES
En cause, l’eau potable qui « s’évapore » dans les fuites de réseaux de distribution d’eau vieillissants et mal entretenus. Contrairement au gaspillage alimentaire, imputable au comportement du consommateur, le gaspillage de l’eau potable est une question d’infrastructures. Si le volume perdu est payé par le consommateur, le problème est moins économique qu’écologique. Plus l’eau se perd, plus on pompe dans les nappes phréatiques. Mais la ressource n’est pas inépuisable.
SANCTIONS
Le « fuite zéro » n’existe pas. Comme pour tout système de transport et de distribution, il y aura toujours des pertes « mécaniques » dans la distribution de l’eau. Cependant, le phénomène est suffisamment grave pour qu’en 2010, le Grenelle II de l’environnement fixe un objectif de réduction du taux de perte à 15 %. Assorti d’une réglementation invitant les autorités organisatrices des services d’eau et d’assainissement à une « gestion patrimoniale des réseaux ». L’heure est ainsi à la sanction pour les mauvais élèves responsables de délits de fuite d’eau dans leur réseau. Avec des pénalités au-delà des seuils autorisés et une attention particulière pour que celles-ci ne soient pas répercutées sur la facture de l’usager.
QUELLES SOLUTIONS ?
Malgré l’arsenal répressif, trop rares sont les collectivités qui ont aujourd’hui produit l’effort nécessaire. Sans les exonérer de leurs responsabilités, rappelons que le problème est complexe. Tous les réseaux de distribution d’eau en France ne jouissent pas des capacités de maintenance du réseau parisien. Car, s’il est dense, il se visite. Et les agents d’entretien peuvent donc repérer les fuites et intervenir rapidement. Un cas unique en France, et même dans le monde. Alors, comment solutionner le gaspillage des autres réseaux des villes françaises ? Des moyens d’identification des fuites sont opérationnels, par exemple la mise en place d’écouteurs. Mais, vu l’ampleur du phénomène, la solution ne peut pas se limiter à être curative. Il est évident qu’une amélioration de l’infrastructure est nécessaire voire impérative pour certains réseaux.
UN EFFORT COMMUN
Pour voir le verre à moitié plein, constatons que les pertes étaient encore à 28 % en 2013. Difficile tout de même d’ignorer un manque fréquent de promptitude à répondre aux exigences des usagers, de la loi et au-delà du développement durable… Pour atteindre l’objectif du Grenelle 2 de l’environnement concernant ce grand gaspillage, « il faudrait engager 1,5 à 2 milliards d’euros par an pour réaliser les travaux », estime l’association 60 millions de consommateurs. Soit le double du rythme actuel. Le compte n’y est pas encore.

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